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Aimez-vous rêver?

Parce qu’il est parfois difficile de rester concentrer trop longtemps sur une activité sans avoir envie de s’évader, parce que le quotidien est plus fun en y ajoutant des rêves, des projets,

Parce que regarder des photos fait parler notre imaginaire,

Parce que dormir est l’une des meilleures activités au monde et, grande joie, elle est en plus essentielle à notre santé,

On distingue plusieurs types de rêves, ceux que l’ont fait inconsciemment, en dormant par exemple, que l’on ne contrôle pas. Ces rêves-là nous aident notamment à vaincre nos peurs (si vraiment la peur est trop forte et que la situation nous semble insoluble, notre cerveau nous oblige à nous réveiller) et à assimiler ce que nous vivons dans la journée.

Puis il existe les rêves conscients, ce qu’on rêve de faire, de vivre, d’être. Je ne peux que vous encourager à vivre ces rêves-là. Ils nous permettent d’avancer, de nous donner des objectifs, d’être meilleurs puisqu’en général on rêve de mieux. Ils nous donnent des ailes pour partir loin, sortir de notre zone de confort par désir de plus et de mieux mais nous permet aussi d’apprécier notre quotidien au moment où on se rend compte que notre vie est composé de certains des rêves passés (pas tous hein, n’oublions pas que la vie est courte et les moyens limités!)

Je rêve tout le temps. Il est parfois dur de s’arrêter pour se dire profite de l’instant présent, mais j’ai l’impression que rêver nous permet, non pas passer à côté de notre vie, mais de lui donner un sens et de nous rendre compte de ce que nous avons.

Et vous, aimez-vous rêver? Quelle part de vous le rêve représente-il?

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Développement d’un produit clinique

Savez-vous comment se déroule le développement d’un médicament? Vous devez en avoir une idée, car depuis une semaine l’erreur qui a été faite à Nantes fait la Une des journaux. Pour autant savez-vous pourquoi et selon quel processus des personnes ont accepté de tester un médicament sans savoir ce qui allait leur arriver?

Ce développement est finalement assez simple ou je vais essayer de vous l’éclaircir. Tout d’abord des chercheurs font une découverte qu’ils ont plutôt intérêt à breveter. Soit ils la vendent à une entreprise qui pourra la développer, soit ils créent leur biotech (s’ils n’en n’ont pas déjà).

De là, une première phase dite phase préclinique va être menée sur des modèles animaux. En général, les expériences sont effectuées sur des souris et sur un autre modèle, plus compatible avec le système étudié. Cette phase a pour but de tester la validité du modèle, elle est nécessaire avant de se lancer chez l’homme.

Vient ensuite la phase clinique, divisée en 4 étapes.

  • Phase I: le médicament peut enfin être testé chez l’homme. Une dizaine de personnes volontaires et saines se présentent auprès du médecin et acceptent de servir de test pour mesurer la toxicité. Ces personnes sont averties de tout ce qui les attend, de tous les effets secondaires potentiels envisageables et peuvent refuser l’ingestion du produit jusqu’au dernier moment. C’est cette étape qui a planté à Nantes… Les doses injectées étaient trop élevées par rapport à ce que l’homme pouvait supporter.
  • Phase II: le médicament est testé sur des patients atteints de la maladie censée être traitée. Cette phase sert à tester l’efficacité du produit, quelles doses doivent/ peuvent être administrées et finalement est-ce que ça marche vraiment. Dans le cas de maladies qui « tuent trop vite » comme le cancer, la phase I est sautée pour aller directement en phase II, d’abord parce que les personnes saines ne réagiraient pas de la même manière que les patients et parce qu’on ne peut pas se permettre de laisser mourir des malades en attendant les résultats de la phase I.
  • Phase III: Cette phase se fait à plus grande échelle, sur une centaine de personnes et permet de confirmer que le traitement administré est réellement efficace. S’ensuit généralement une autorisation de mise sur le marché si toutes les autorisations sont obtenues.
  • Phase IV: Il s’agit de la dernière phase, le produit peut être délivré à tous par un médecin et nous pouvons évaluer l’efficacité et les conséquences au long terme. Servier avec son médiator avait eu un problème au moment de cette phase il y a quelques années car il y avait des problème au long terme qu’ils n’ont pas mentionné tout de suite pour que tout traitement soit arrêté.

 

 

 

PPT QNDS

Il faut bien se rendre compte que pour une étude menée du début à la fin il s’est écoulé au moins 15 ans! Le temps que les résultats soient valident, que les autorisations (notamment de mise sur le marché, les brevets…) tombent, les accords (de revente par exemple) soient signés, les budgets obtenus (les coûts de développement sont faramineux à aussi long terme), que le médicament soit produit sous sa forme finale, un monde s’est écoulé!

Mais ce médicament, ce vaccin ou n’importe quel dispositif utile pour la santé (qui suive ce processus, c’est-à-dire qu’il a une action sur le fonctionnement naturel de l’homme) une fois mis sur le marché et vendu sauvera ou soulagera de nombreuses vies!

 

J’espère que ces quelques données vous auront permis de mieux comprendre les précautions prises lorsqu’on touche à la santé. Certaines situations peuvent être évitées ou mieux pensées mais il y aura toujours quelques erreurs, des traitements qui ne marchent pas simplement parce que chaque organisme peut réagir différemment. Mais cela concerne un autre sujet, la médecine personnalisée, très en vogue en ce moment et prometteur pour l’avenir, mais que nous aborderons prochainement si ça vous intéresse.

Pour toute question, réflexion, remarque et autres joyeuseries n’hésitez pas à vous lâcher dans les commentaires ils sont là pour ça!

N’ayons pas peur des découvertes scientifiques mais réfléchissons ensemble à ce que nous voulons en faire pour construire demain!

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B comme… Bactérie!

Aujourd’hui nous allons discuter un peu des bactéries présentes dans votre corps.

En avez-vous peur?

En général, lorsque nous tombons malades, c’est la faute de virus ou de bactéries qui auraient profité d’une de nos faiblesses. Notre représentation des bactéries est donc souvent négative mais cette image est souvent biaisée. Il existe pourtant de « bonnes bactéries », certaines d’entre elles sont tellement essentielles que nous sommes malades en leur absence.

Depuis quelques années, nous savons que nous avons à peu près 500 espèces différentes de bactéries dans notre corps. Les bactéries prennent place dans plusieurs parties de notre corps mais on les y retrouve plus nombreuses dans certains endroits comme dans l’intestin, la bouche, le cuir chevelu, les mains… Les recherches de nos différents microbiomes (nom qui a été donné pour caractériser l’ensemble des bactéries des différentes parties de notre corps) ont augmenté et aujourd’hui nous savons que l’absence de certaines bactéries peut la cause de maladies. L’autisme, la maladie de Crohn, le diabète de type I et même notre humeur seraient influencés par un dérèglement de l’équilibre de notre microbiome intestinal par exemple.

Prenons l’exemple du diabète de type I. Une bactérie présente dans l’intestin chez une personne saine libère une molécule (un acide gras à chaîne courte) qui va cibler les îlots pancréatiques, qui sécrètera en temps normal une autre molécule CRAMP (une cathélicidine) qui après une cascade d’autres activations permettra de protéger ces îlots pancréatiques de la destruction.

Vous le voyez venir, les diabétiques de type I n’ont pas cette bactérie, leurs îlots ne sont donc pas protégés de la destruction. Le problème, c’est que ce sont ces îlots qui sécrètent l’insuline, molécule qu’ils n’ont pas et qu’ils sont aujourd’hui encore obligés de s’injecter avant chaque repas.

Comprendre que cette maladie pourrait trouver l’une de ces origines (il n’est pas affirmé aujourd’hui que cette maladie se développerait toujours de cette manière, il existe plusieurs origines comme dans chaque maladie) dans le microbiome intestinal peut donner de nouvelles idées de thérapies qui pourraient, pour certaines, guérir pour toujours cette maladie.

Dans un domaine totalement différent, les pellicules que nous avons pourraient venir d’un dérèglement de notre microbiome du cuir chevelu.

Ces exemples différents permettent de voir que certaines bactéries nous sont nécessaires pour avoir un équilibre. Elles sont souvent impliquées dans la régulation du pH, dans la sécrétion de molécules dont nous nous servons ensuite, dans la protection contre des pathogènes et bien d’autres manières encore. Elles ont des fonctions différentes et nous permettent de construire notre équilibre pour être en bonne santé.

De cette manière, comprendre et définir l’équilibre de ce microbiome pourrait permettre de soigner à terme certaines maladies ou dérégulation.

N’oubliez toutefois pas de bien vous laver les mains, les dents, les cheveux, gestes essentiels pour éviter de tomber malade à cause de bactéries pathogènes, c’est-à-dire qui ne sont pas adaptées à notre organisme!

J’espère que cet article vous aura aidé à comprendre un peu mieux ce que représente le(s) microbiome(s), sujet de recherche en plein essor que vous retrouverez d’ici quelques années énormément pour expliquer certaines maladies. N’hésitez pas à poser vos questions, pour tout complément d’information, dans les commentaires.

Bonne journée à tous

N’ayons pas peur des découverte scientifiques, réfléchissons ensemble à ce que nous voulons en faire pour construire demain.

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L’Abécédaire: A comme ADN

Une nouvelle série se lance sur mon blog: L’Abécédaire! Le principe est simple, une fois par mois vous pourrez découvrir une réalité scientifique pour chacune des lettres de l’alphabet.

La lettre A ne pouvait pas être autre chose pour moi que l’ADN.

L’ADN a été découvert en 1953 par James Watson et Francis Crick. Non non pardon, c’est une femme qui a découvert la structure qui remplie chacune de nos cellules. Il s’agit de Rosalind Francklin. En effet c’est elle qui a obtenu des clichés d’ADN par une technique de diffraction de rayons X ce qui permit à Watson et Crick d’identifier la structure de la double hélice d’ADN. Elle ne recevra pas le prix Nobel de médecine en 1962 en même temps que ces deux collaborateurs puisqu’elle décéda en 1958. Elle n’a aujourd’hui encore pas toute la reconnaissancequ’elle devrait recevoir sur cette découverte.

Mais l’ADN, qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une molécule en double hélice qui contient notre patrimoine génétique, hérité de nos ancêtres, ainsi que nos spécificités. Pour être plus claire, cette molécule, présente dans chacune de nos cellules, est un assemblage de nucléotides (des sucres abrégés par les lettres A, T, G, C). Ces nucléotides peuvent porter un message qui sera à l’origine, par exemple, de nos protéines et d’autres messages qui permettront aux cellules de se spécialiser en cellules de cœur ou de peau. Ceci dépend des facteurs présents dans les cellules qui reconnaissent des segments de l’ADN.

L’ADN, ou acide désoxiribonucléotidique, contient donc ces fameuses lettres. Ces lettres  sont transmises, dans l’ordre de base, aux générations d’après lorsque nous devenons parents. Il y a cependant quelques changements qui apparaissent, que l’on appelle mutations, et qui permettent à l’individu d’avoir des fonctions modifiées ou de nouvelles fonctions (les maladies sont pour beaucoup d’entre elles issues de ces modifications). Cela signifie aussi que nous avons hérité de ces séquences pas nos ancêtres. Et lorsque l’on regarde très loin en arrière, nous sommes capables de reconstituer des arbres phylogénétiques qui nous indiquent quels changement ont eu lieu et à quel moment pour créer une diversité d’espèces vivantes aussi large que celle que nous connaissons.

J’espère que ce billet vous aura permis de comprendre ce que représente l’ADN, si vous avez des questions ou que vous souhaitez des informations plus approfondies, n’hésitez pas à me les poser en commentaire! Je serai heureuse d’y répondre.

N’ayons pas peur des découvertes scientifiques, réfléchissons seulement à ce que nous voulons en faire pour construire demain.

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Bienvenue!

Bienvenue sur le site Quelques notes de Sciences!

La science est pour moi une manière d’aborder le monde et un moyen de construire l’avenir! Elle recèle d’anecdotes amusantes depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui et ce partout dans le monde et les scientifiques ont tous plus d’imagination les uns que les autres pour proposer des hypothèses ou des modèles innovants et révolutionnaires. J’ajouterai dans ces articles quelques réflexions qui peuvent se poser mais ce sera loin d’être exhaustif, alors n’hésitez pas à réagir (gentiment)!

L’objectif de ce blog est  triple:

– que vous vous intéressiez aux Sciences et que vous la compreniez

– que vous soyez informer de quelques sujets de recherche qui sont actuellement en cours et qui peuvent être très sérieux ou au contraire amusants (et que certains clichés ou a priori disparaissent)

– que vous vous interrogiez sur la Science. Ce blog est un lieu de débat, de proposition, n’hésitez donc pas à intervenir dans les commentaires et à vous abonner!

Je tiens à vous informer que je suis amatrice de sciences, étudiante en master de biologie mais je n’ai pas de formation journalistique et que je ne connais pas tout en sciences loin de là! Les articles que je posterai sont vérifiés et écrits à partir de vrais articles scientifiques ou de revues de vulgarisation, mais il se peut que j’omette certains points ou que certaines relations soient incomplètes parce que je ne connais pas tout, dans ce cas n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Naviguez bien!

Le Prix Nobel

Deux anecdotes concernant le Prix Nobel sont très connues. La première c’est l’origine de ce prix. Alfred Nobel a découvert en 1846 la nitrocellulose puis inventa la nitroglycérine, en d’autres terme la dynamite. En voyant de quelle manière son invention a été utilisée, Alfred a voulu que l’on se souvienne de lui plus positivement, c’est pourquoi il a crée le prix Nobel, un prix qui récompense chaque année les plus grandes découvertes ou innovations en sciences (physique, chimie, physiologie/ médecine), littérature et paix.

Il n’y a pas de prix décerné en mathématiques, non pas parce que ce domaine n’apporte aucun outil, bien au contraire, ils fournissent chaque années de nombreuses aides essentielles aux autres disciplines et à la compréhension du monde, mais il paraîtrait que Mme Nobel ait fauté avec un mathématicien, ce que notre cher Alfred n’aurait à juste titre pas apprécié. Cette deuxième anecdote est elle aussi très connue et nous permet de ne pas oublier que nos actes ont des répercussions dans le temps.

Alfred Nobel meurt en 1896 et n’assistât donc pas au 1er prix Nobel décerné en 1901 grâce à ses lègues.
Si vous deviez être récompensé d’un prix Nobel, que feriez-vous du million que vous gagneriez et quel serait le message que vous marqueriez dans les mémoires?

Le temps…

Vous êtes-vous déjà demandé comment optimiser votre temps dans une journée? Comment faire en sorte de ne pas perdre de temps dans votre journée tout en profitant des pauses nécessaire au bon repos de votre corps et de votre esprit? Probablement oui.

Pour profiter de toute sa journée, il faut commencer par caractériser sa journée, la voir dans sa globalité.

Première question: Combien de temps a-t-on?

24 heures. 60 minutes par heure. 60 secondes par minute. 86 400 secondes par jour.

Deuxième question: Que faire de ce temps?

A vous de me le dire! Il faut d’abord nécessairement travailler, socialement c’est admis. Plusieurs heures. Combien de temps passer pour vos loisirs, quel temps consacrer à votre famille, au service pour les autres, à Facebook ou plus généralement sur internet?

Ne vous prenez pas la tête, ne passez pas votre journée à vous chronométrer, vous risqueriez de ne plus vivre et donc de finir par perdre votre temps. Mais ayez conscience du temps que vous prenez à faire les choses, pour optimiser son temps, il faut avoir une idée du temps qu’on passe réellement à faire une activité.

En Science, la question du temps est abordée différemment en fonction des secteurs. En physique et plus précisément en astronomie, le temps est une donnée relative, une vision « probablement humaine » appliquée à l’extension de l’univers. En géologie, quelques milliers d’années sont considérées comme une fourchette très courte et le changement y est souvent tellement lent et progressif qu’il n’est que peu perceptible. En biologie, l’échelle du temps dépend surtout de la moyenne de vie de l’espèce étudiée.

Pourtant quelques soient ces secteurs scientifiques, une journée = 24h = 86 400 secondes. Quel changement avons-nous la force d’opérer durant cette durée? Investissons-nous suffisamment dans le lendemain pour pouvoir construire notre avenir? À vous de me le dire!